Manu et Martin autour du monde

En suivant Martin, le bateau poisson clown de Manu son capitaine et de Michelle le long de leur voyage autour du monde, des enfants, les colibris de la Super Team scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. Depuis quatre années, ce sont ces enfants, colibris voyageurs, colibris des écoles suivant le projet ou encore colibris que nous croisons sur notre route qui sont les acteurs principaux de ce blog . Cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et de nos aventures bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, voyageurs ou à l'école, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

Vents marins

Une page de poésie....

A écouter pendant la lecture...

Et le violon pleure des larmes d’argent en rivières de sang,

glacé.

La chair pétrifiée a soudain compris, la privation du bien et du

simple désir.

Il aura donc suffi d’une goutte de lumière au désert de

sa trop longue nuit pour qu’elle comprenne alors,

pour qu’elle comprenne enfin,dans quel sol aride

elle tentait de fleurir quand la simple survie était déjà de peine.

Misérable poupée aux mains du créateur, privée de tout sentir

à en aimer les chaînes et les liens trop serrés qui torturent

l’esprit aux rêves de hublot.

Quand l’horizon entier s’offre à votre regard, sans phare ni jetée

pour briser l’infini et que c’est consentant que vous aimiez la geôle,

un vertige vous prend à vous voler le souffle et vous ne savez pas

par quel heureux mystère vous avez renoncé à toutes vos souffrances.

La peine est derrière et s’offre à vous la vie, l’amour et le plaisir.

De tout temps respirez l’air des vents marins, sans bagages,

embarquez laissant loin les rivages, il suffit d’un instant, d’un rayon,

d’une note, d’un accent de silence pour qu’éclatent en myriades

vos murs les plus puissants.

Et l’eau des yeux balaye les barreaux cristallins des croyances apprises

et des douleurs choisies, quand le violon du vent chante à vos cœurs

confiants l’or des matins libres et des soirs vibrants.

 

 

Marie Decker
 

Du bord de la mer

Du bord de la mer

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N
c'est très poétique Marie
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