Manu et Martin autour du monde

Manu et Martin autour du monde

Au delà de la Longue route, les enfants scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. A la voile, en solitaire et par les mers du Sud, cette Longue Route a été racontée par des enfants. Le 15 août 2018, Manu, à bord de Martin, son bateau, est parti pour un tour du monde sans escale, en passant par les 3 caps: Bonne Espérance, Leeuwin, le Horn. Mes élèves et moi, Michèle, animons ce blog depuis notre classe de CM2 en Martinique pour  la 3ème année scolaire déjà. Bien que Manu n'ait pas pu bouclé son périple à cause d'une terrible tempête à l'entrée de l'Océan Indien ,  nous continuons ce beau projet collectif; cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et les aventures de Manu et Martin bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

De la course au large à la SNSM: Claire Poujol

Article de l'Equipe du 7 décembre 2017: une jolie rencontre avec Claire Poujol, skippeuse engagée maintenant à la SNSM.

Comment mieux connaître le monde de la SNSM....

De la course au large à la SNSM: Claire Poujol
 
Spécial L'Équipe Communiqué

Cécile Poujol : une skippeuse devenue sauveteuse

Depuis 50 ans, les 7 000 Sauveteurs en Mer bénévoles de la SNSM viennent au secours des plaisanciers, baigneurs et pratiquants de sports nautiques sur toutes les côtes de France. Nous avons rencontré Cécile Poujol qui, suite à une carrière de skippeuse (Route du Rhum, Transat Jacques Vabre), met aujourd'hui sa connaissance de la mer au service du sauvetage. Comment passe-t-on des courses de voiliers au sauvetage en mer ?

 

De la course au large à la SNSM: Claire Poujol

En parallèle de mes courses, j'étais bénévole dans l'association Classe Mini, qui gère la partie sportive des courses en mini. Lorsque cela s'est terminé, j'ai souhaité poursuivre mon engagement associatif et je me suis dit que la SNSM représentait l'opportunité de mettre mes compétences au service du monde de la mer.

C'est un autre type de pression de sauver des vies en mer ?
À La Ciotat, nous n'avons pas mis en place d'astreinte. Donc dès qu'une alerte est déclenchée par le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et desauvetage), c'est le téléphone de l'ensemble des bénévoles opérationnels qui sonne ! Nous avons alors 15 minutes pour nous rendre sur le quai et appareiller. Être un équipage fort et soudé nous pousse à ne rien lâcher. Il nous est arrivé de mener des recherches de nuit pendant des heures, par gros temps, jusqu'à voir un petit écho sur un radar. Quand nous sommes arrivés, les deux plaisanciers étaient en hypothermie... On les a vraiment sauvés. Dans ces situations, cette confiance et cette bienveillance entre nous sont précieuses : elles nous permettent de sauver des vies. Notre boulot, il est là !

Comment arriver à concilier vie personnelle, professionnelle et cette activité de sauvetage en mer bénévole ?
Il m'est arrivé de planter mes trois enfants au beau milieu du repas, mais ils ont fini par s'habituer (rires) ! Plus sérieusement, il faut que les gens comprennent que nous sommes bénévoles. Sans compter qu'outre nos missions de sauvetage, il faut trouver du temps pour se former, accompagner les plaisanciers sur leur sécurité à bord et aller chercher les dons.

« En mer, même le plus fort de la terre peut avoir un souci »

En plus des bénévoles, comment mobilisez-vous le tissu local autour du sauvetage ?
En Méditerranée, la mer est moins présente dans le quotidien des gens qu'elle peut l'être en Bretagne. Malgré le grand nombre de plaisanciers, on a toujours des difficultés à récolter des dons. Un don de 20 ou 30 euros par an, ce n'est pas significatif sur le budget d'un bateau, mais pour nous c'est énorme. Cela va nous aider à financer les formations dont nous avons besoin pour intervenir en toute sécurité, à acheter des couvertures de survie, de l'essence pour le bateau, voire des équipements plus coûteux comme un défibrillateur.

Comment oeuvrez-vous également pour le développement de cette culture de la mer ?
Nous organisons des démonstrations et des visites de notre bateau au salon Les Nauticales de La Ciotat et pendant les Journées du Patrimoine. Nous avons également mis en place un partenariat avec une classe de maintenance nautique d'un lycée professionnel de Marseille. Pour les élèves, c'était l'occasion de se frotter à un vrai chantier et de mettre les mains dans le moteur. Nous les avons emmenés naviguer : cela leur a permis de se forger une culture maritime et de voir de quelle façon leur travail contribue concrètement à améliorer la sécurité de tous les marins.

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