Manu et Martin autour du monde

En suivant Martin, le bateau poisson clown de Manu son capitaine et de Michelle le long de leur voyage autour du monde, des enfants, les colibris de la Super Team scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. Depuis quatre années, ce sont ces enfants, colibris voyageurs, colibris des écoles suivant le projet ou encore colibris que nous croisons sur notre route qui sont les acteurs principaux de ce blog . Cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et de nos aventures bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, voyageurs ou à l'école, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

QU'EN PENSER ?

QU'EN PENSER ?

Archipel du Cap-Vert, Janvier 2010
Etrange...
Tarafal de San Nicolau s'estompait à l'horizon, nous marchions bien. Le vent très présent, comme il l'est toujours dans l'archipel du CapVert,  emmenait rudement Martin vers  Santa Luzia, gros caillou oublié sur la route de Sao Vicente. Cette petite ile déserte offre un mouillage que l'on peut qualifier de ''très aéré'', et si le débarquement en annexe est souvent acrobatique, l'escale sauvage n'en est pas moins agréable. Cette navigation étant assez courte, nous n'avions, alors, pas jugé indispensable de remonter notre dinguy, qui à cette époque là, étant trop gros, avait la fâcheuse tendence d'envahir le pont de Martin. Le moteur, lui, était serré sur son support fixé sur le balcon  arrière. ''Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes'' se serait moqué notre ami Voltaire, si, à ce moment là, il eut fait partie de l'équipage. Ce qui, cela va sans dire, n'était pas le cas. Or, si l'on regarde souvent vers l'avant, il semble que, généralement, l'arrière soit malheureusement moins surveillé par l'équipage, et notre surprise fut grande lorsque nous nous aperçûmes que notre belle annexe ne nous suivait plus. Notre beau dinguy étant d'une nature plutot docile et n'ayant jamais émis le moindre propos sécessionniste, il semblait évident que la rupture de quelquonque lien textile le reliant au navire amiral, était responsable de sa discrète disparition. Rien n'est moins évident à repérer qu'une annexe gonflable  sur une mer agitée bleu-gris elle même. Virement de bord. Il fallait absolument la retrouver... Vaste programme! Quelques heures à tourner en rond, à coups de cercles que nous rêvions concentriques, eurent, définitivement raison de tous nos espoirs. Nous étions sur le point de ''lâcher l'affaire'' quand ils apparurent.

Ils étaient au moins une vingtaine. Des dauphins, assez petits, visiblement de ceux que l'on dit ''communs''. Leur tendance à dévier vers la droite nous fit alors penser à cet épisode de la ''longue route'' de Bernard Moitessier, dans lequel, alerté par ces mêmes mammifères, il échappait à un naufrage certain au sud de la Nouvelle Zélande. La décision fut automatique: nous allions les suivre.  Un petit peu de fantaisie dans notre malheur nous aiderait à ''avaler la pilule''. Le risque n'était pas bien grand. 

Il se passa très peu de temps avant que nous vîmes notre belle petite embarcation gonflable se dandiner devant notre étrave. Elle si petite, sur cette mer si grande, juste sur notre route... Nous étions pris d'une joie immense que seule l'étrangeté de la situation parvenait à contenir. Nous la récupérames sans tarder. Nous étions sur que c'était, ce qu'il fallait faire, mais quand à savoir ce qu'il fallait en penser... Cela était, et restera, une autre histoire...
Manu M


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