Manu et Martin autour du monde

Manu et Martin autour du monde

Au delà de la Longue route, les enfants scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. A la voile, en solitaire et par les mers du Sud, cette Longue Route a été racontée par des enfants. Le 15 août 2018, Manu, à bord de Martin, son bateau, est parti pour un tour du monde sans escale, en passant par les 3 caps: Bonne Espérance, Leeuwin, le Horn. Mes élèves et moi, Michèle, animons ce blog depuis notre classe de CM2 en Martinique pour  la 3ème année scolaire déjà. Bien que Manu n'ait pas pu bouclé son périple à cause d'une terrible tempête à l'entrée de l'Océan Indien ,  nous continuons ce beau projet collectif; cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et les aventures de Manu et Martin bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

LES FILLES ET LA PLAISANCE... C'EST PAS GAGNÉ!

LES FILLES ET LA PLAISANCE... C'EST PAS GAGNÉ!

Leucate, le 24 novembre 2019

- Beau bateau capitaine ! Visiblement l'homme s'adressait à moi. J'étais, à ce moment là occupé à descendre de ce beau voilier de 47 pieds fabriqué à Taïwan, et dont le conséquent ''bout dehors'' obligeait l'utilisation d'un escabeau pour rejoindre le ponton sans trop de bobos. Le dit navire était effectivement imposant et magnifique à la fois.

- Je ne suis, hélas, que passager, avouais-je, le capitaine arrive, dis je en lui lui indiquant du menton le bout du ponton sur lequel un tout petit bout de femme luttait contre la tramontane pour nous rejoindre. Mon ami Jean Louis la suivait juste derrière.

- Ah, c'est lui, je crois que je le connais, je l'ai déjà vu par ici, me confia l'homme curieux. Je corrigeais ses dires que visiblement, certaines idées reçues et de mauvaises habitudes nautiques induisaient en erreur.

- Non... C'est elle. Il me gratifia du sourire entendu de celui qui accuse réception d'une bonne blague, et continuait l'interrogatoire.

- Ça marche bien au près? En tout cas ce doit être confortable. L'homme paraissant être étanche quant à la féminité du skipper, j'insistai:

- Je n'en sais rien, mais si vous patientez encore quelques secondes et que la tramontane ne l'emporte pas, vous pourrez le lui demander, normalement en dessous de 80 nœuds de vent elle ne décolle pas du ponton et aujourd'hui ils n'y sont pas... tout fout le camp, même la tramontane n'est plus ce qu'elle était... Si l'individu était étanche au genre du skipper, son regard ''bovino-interrogatif'' laissait entendre qu'il l'était aussi à mon humour. Enfin ''la capitaine'' arriva entre deux rafales et les deux pieds sur le ponton. Je laissai le curieux s'entretenir avec ''la skipper''. Ce fut relativement bref, et je pus lire dans ses yeux qu'une petite lueur d'agacement éclairait, un soupçon de tristesse mélancolique que mitigeait une pointe d'incrédulité; le monde changeait, et cela n'avait pas l'air de lui plaire. Je continuai tranquillement, bien que zigzaguant dans les rafales, mon chemin qui m’amena, d'une façon toute naturelle, au bistrot du coin; l'heure était au café. J'y retrouvais l'individu curieux, qui, je dois l'avouer, à ce moment là, me paraissait être un curieux individu. Il me reconnu, m'interpella et me dit:

- Alors, sérieusement, ce genre de bateau, ça marche bien au près? Une grande solitude m'envahit... Nous étions au café du port mais quelque chose me disait qu'en matière de femme dans le nautisme, nous n'étions pas encore sortis de l'auberge.

MANU M

 

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Geneva 26/11/2019 22:28

super interrésente