Manu et Martin autour du monde

Manu et Martin autour du monde

Au delà de la Longue route, les enfants scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. A la voile, en solitaire et par les mers du Sud, cette Longue Route a été racontée par des enfants. Le 15 août 2018, Manu, à bord de Martin, son bateau, est parti pour un tour du monde sans escale, en passant par les 3 caps: Bonne Espérance, Leeuwin, le Horn. Mes élèves et moi, Michèle, animons ce blog depuis notre classe de CM2 en Martinique pour  la 3ème année scolaire déjà. Bien que Manu n'ait pas pu bouclé son périple à cause d'une terrible tempête à l'entrée de l'Océan Indien ,  nous continuons ce beau projet collectif; cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et les aventures de Manu et Martin bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

La Palma je t'aime...

La Palma je t'aime...

   La Palma je t'aime.

   11h30. Terrasse de bistrot sur la place de la petite ville de Tazacorte, île de La Palma , Canaries, Macaronésie (et oui!).
   Mon café fume voluptueusement devant moi. Le soleil est doux, je savoure ce moment tellement exceptionnel par les temps qui courent.  Ça discute sérieux sur ma droite. Ça discute Covid. Cinq minutes ne se passent pas avant que l'épidémiologiste ne me prenne à témoin. J’apprends avec effroi que nous sommes tous condamnés. Toutes les solutions envisagées par le gouvernement sont inutiles, pire: catastrophiques.  Nous allons tous mourir dans d'atroces souffrances... C'est dommage qu'il soit chauffeur de taxi, ministre de la santé on était tous  sauvés. Son collègue, à sa droite, visiblement grand économiste m'explique que d'ici peu de temps je devrai aller manger à la soupe populaire. Je tremble... D'autant plus qu'il a la solution... Ah...s'il était ministre des finances! Mais bon, ses bananes, faut bien les faire pousser hein? Qui s'en occuperait sinon? Puis, virage à angle droit, une troisième voix commente le dernier match de l'équipe d'Espagne de football. Bien que totalement étanche à cette pratique, je reconnais dans celui-ci le sélectionneur national dont le pays a besoin. En attendant sa promotion, c'est le patron du bistrot.  Puis ça commence à déraper. Les propos deviennent de plus en plus loufoques. Le ministre des finances commence à se faire des nœuds dans ses comptes, celui de la santé suggère de tout simplement interdire l'épidémie tandis que le sélectionneur national pense que si l'on jouait au foot ball avec des ballons de rugby, toutes les équipes aurait une chance de gagner la ''liga''.   La seule chose de sûre c'est que nous sommes là pour rigoler, ici on ne se prend pas au sérieux. Quel endroit agréable! La bienveillance est omniprésente et la gentillesse dans tous les regards que l'on croise. Il y a bien sûr quelques rebelles et sur quelques murs taggés  de la petite ville on peut lire: ''Maria je t'aime'', ''bon anniversaire Christina'' ou bien ''Maman je pense à toi''....Pas mal non?

La Palma je t'aime...
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