Manu et Martin autour du monde

Au delà de la Longue route, et maintenant en suivant la voyage de Martin le bateau poisson clown, de Manu son capitaine et de Michelle la maîtresse, des enfants scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. Depuis quatre années, avec les enfants, nous animons ce blog, et par le biais de notre voyage autour du monde, nous continuons ce beau projet collectif; cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et de nos aventures bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, voyageurs ou à l'école, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

LA TRAVERSÉE PAR MARIE

LA TRAVERSÉE PAR MARIE

Il est assez commun de dire que ce qui compte c'est le chemin lui même. Le simple fait de se mouvoir, de changer d'espace et de temps est un facteur de mutation. Ce delta aussi infime soit-il, qui sépare un point A d'un point B, tout chargé de son lot de surprises et de déceptions, parce que, oui, vous avez projeté mille attentes, vous transforme radicalement, j'oserais même dire vectoriellement. La grande homothétie trans-personnelle, que le chemin fasse 500 mètres ou 5000 milles nautiques.

Seulement voilà, de nos jours (ok là ça prend des allures de "c'était mieux avant" mais attendez avant de conclure à ma place :D) de nos jours donc, il nous est possible de changer d'espace en un clignement de paupière et un clic de souris, et c'est bien là que le bât blesse. Nos corps de matière ne sauraient assimiler le changement sans le facteur temps et sans la totalité des informations que vous auriez glaner par tous les pores de votre peau.

Regarder les skippers du Vendée Globe passer des caps, ne fait pas de vous des navigateurs.

Or c'est bien l'exercice qui nous est collectivement demandé aujourd'hui. Sauver notre écosystème en étant uniquement bombardé d'images de lieux lointains voire de temps futurs. Seulement voilà quand ça sera ici et maintenant, pour chacun, il sera tellement trop tard. L'idée est donc de transposer ces ailleurs/plus tard à l'échelle humaine et présente, dans votre maison-monde, dans votre corps, pour mieux mesurer et assimiler les enjeux.

Prenez conscience de chaque inspiration irriguant vos cellules, chaque déploiement d'un muscle qui vous meut ou vous émeut. Vos veines et vos artères comme autant de fleuves et de rivières. Vos mains seront-elles de caresses, de force ou de violence ? Votre colonne érigera t'elle votre cathédrale toujours plus haut, plus fière ? Votre regard portera t'il vers des horizons radieux où se figera t'il sur cette pierre qui blesse vos pieds ? Que mettrez vous dans votre bouche ? De la nature verdoyante ou des produits chimiques ? Votre travail ou celui d'un autre ? Des mots d'amour ou des projectiles ? Prenez conscience que chaque molécule qui entre dans votre construction préside du devenir de votre corps maison monde. Et chaque pensée, chaque choix préside de votre santé émotionnelle.

Vous avez vu s'effondrer la banquise mais vous n'avez pas senti trembler la terre sous vous pieds, ni entendu le fracas de milliers de tonnes de glace qui s'écroulent dans la mer ? Alors imaginez qu'une partie de votre corps sensée être solide se mette à fondre et s'effriter ? Vous avez vu des mines géantes à ciel ouvert mais vous n'avez pas entendu les explosifs fracturer les roches millénaires ? Imaginez la curette prélevant votre épiderme, votre chair jusqu'à vos os. Pensez-vous que cet escarre volontaire puisse vous faire un quelconque bien ?

Pour que le message virtuel soit plus que vu, pour qu'il atteigne son but qui est de vous faire changer, vous devez faire l'effort d'être plus qu'un voyeur, vous devez traduire ce que vous voyez en métaphores corporelles. On ne voit bien qu'avec le cœur.

J'ai eu l'occasion, je devrais dire la chance, de participer de mon salon feutré à la première transat de mon amie Michèle et son compagnon Manu à bord de Martin le bateau poisson clown !

C'est quelque chose une transat ! Il faut développer de grandes qualités et de nombreux savoir-faire pour traverser un océan. Il faut oser et être prudent, savoir accepter les impondérables et s'adapter, être patient, prendre en compte des facteurs sur lesquels vous n'avez aucun contrôle et d'autres qui ne dépendent que de vous. Vous devez savoir calculer et conjuguer, idéal pour une maîtresse d'école ou une maîtresse de sagesse.

J'ai été le témoin privilégié de leur périple, de journaux de bord en quarts rêveurs, semant des petites étoiles gps sur la carte en une trajectoire parfaite d'une côte à l'autre.

Michèle a opéré une double traversée puisqu'elle a vogué vers son lieu de travail, travail passionnant dont elle est désormais en retraite.

Le présent d'une traversée c'est aller vers un ailleurs mais surtout vers un après.

Pourquoi le marin est-il philosophe ? Parce que le mouvement c'est la vie et que sur l'eau, à l'instar du temps, il ne s'arrête jamais.

 

Voyagez mes amis, sur les eaux ou dans les tornades de vos pensées. Au cœur de vos maisons mondes. Et prenez soin de Vous.

http://www.manu-autourdumonde.com/

Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem Veram Medicinam : « Vous visiterez les intérieurs de la terre en rectifiant, vous trouverez la pierre cachée, vraie médecine »

 

Et qu'y a-t-il entre les terres sinon les mers ? Entre l'éther, les mères. Ma Terre née. Éternelle

Marie Lisiane Willaime

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LA TRAVERSÉE PAR MARIE
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