Manu et Martin autour du monde

En suivant Martin, le bateau poisson clown de Manu son capitaine et de Michelle le long de leur voyage autour du monde, des enfants, les colibris de la Super Team scrutent l'horizon et se questionnent sur l'avenir de leur planète. Depuis quatre années, ce sont ces enfants, colibris voyageurs, colibris des écoles suivant le projet ou encore colibris que nous croisons sur notre route qui sont les acteurs principaux de ce blog . Cet espace est avant tout un lieu de découvertes et d'échange autour de la mer, les voyages, la voile, le respect de notre environnement et de nos aventures bien sûr !   A vivre et à faire vivre par tous: enfants, voyageurs ou à l'école, amis, familles,  passionnés de bateaux et  amoureux de notre belle terre... Notre petit travail de colibri est d'essayer de tisser un lien entre les enfants du monde, un lien tissé  des vraies valeurs, que sont le respect de l'autre et de notre planète.

HISTOIRE DE CYCLONES (Le mot de Manu}

HISTOIRE DE CYCLONES (Le mot de Manu}

HISTOIRE DE CYCLONES. (Le mot de Manu)
– Des cyclones j'en ai pris six.
– Ah bon... ?
– Ouais, et des gros.
L'individu me toise d'un air de vainqueur. Aucun doute possible; il appartient à la tribu des champions du monde des alentours. Il y en a pas mal par ici en ce moment.
      -- Expliquez vous capitaine, l'entreprends-je. Le premier, sûrement, sera dû au manque d’expérience. Le deuxième, lui, ne saurait être que de la malchance, et même en attribuant le troisième au fait que vous êtes peut être quelqu'un de très distrait, je ne saurais qu'attribuer les trois restants à un certain déficit neuronal, plus communément appelé la bêtise. A moins que ce ne soit la mémoire qui vous fasse cruellement défaut.
      -- Vous n'y comprenez rien. Aujourd'hui vous êtes tous des ventres mous. Une petite tempête... plus personne, un petit cyclone de rien du tout, tout le monde va se planquer. Ah... à mon époque quel panache! (le sus dit individu doit être plus jeune que moi). A main nue, que je les affrontais les éléments. Et quand j'arrivais quelque part...
      -- Parce qu'il vous arrivait d'arriver?
Il continue sans relever
      -- Quand j'arrivais j'étais  content.
      -- J'imagine...ne puis- je m’empêcher de ponctuer.
      -- J'étais content car ''à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire''.
Bigre! le bougre avait quand même lu le Cid.
      -- Voyez vous capitaine, malgré tout le respect que je porte à ce cher Corneille, je ne peux m'empêcher de lui préférer Goscinny qui dit que '' A vaincre sans péril on évite pas mal d'ennuis''. Sur ce excusez moi, j'ai du boulot.
Je retournais à la préparation de mon bateau.

                                                                             * * *

   Aujourd'hui le régulateur d'allure a regagné son poste de travail; boulonné sur le tableau arrière, deux belles drosses de Spectra toutes neuves l'aideront dans son immense mission qui est celle de piloter le bateau, le bas étai est bien croché sur sa cadène avec la trinquette endraillée (on ne sait jamais), les winchs nettoyés, tout est amarré,  les pleins sont faits, reste à dégonfler l'annexe, la plier, la ranger. Martin est prêt et la météo a l'air bonne. Fini le farniente entre les îles des petites Antilles, il s'est retransformé en petite forteresse flottante. Une belle navigation d'environ 1600 milles devrait, si tout se passe bien (en bateau on ne sait jamais) nous emmener jusqu'au Guatemala, pays où par ces temps de covid, il est encore à peu près aisé d'entrer et, j'espère, de sortir. Mais ça, c'est pour dans plusieurs mois. Car une fois dans le Rio Dulce, bien caché à environ quarante kilomètres à l'intérieur des terres, les fameux cyclones vont commencer à monter la garde devant l'entrée du fleuve et, quoi qu'en dise le capitaine,  il n'est jamais bon de tomber entre leurs mains.   
Manu le 8 juin 2021
 

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